(apm) & associés architecture, coloco paysage, caudd médiation, scoping bet
quartus
Réinventer le faubourg _ La densité désirable
Entre maisons individuelles et barres, les quartiers d’habitat de faubourgs, comme le quartier Bizet à Villejuif, attendent une autre évolution que celle traditionnellement issue du simple alotissement ou de la construction de collectifs qui, l’un et l’autre, produisent une bien semblable uniformité résidentialisée.
Les attentes des nouvelles générations Y et Z, des primo-accédants comme des papy boomers vont vers des projets qui offrent les qualités de vie attachées à la maison, élargie à des possibilités de vie partagée alentour et de travail à proximité. Le bonheur de vivre dans des logements lumineux, sains et frugaux, s’accroit d’un voisinnage fertile en possibilités de tout ordre, d’une mixité ordinaire à portée de pieds.
Maisons mitoyennes formant un collectif de maison, maisons superposées réinventant l’habitat intermédiaire, maisons sur les toits, logements dans des petits collectifs avec de larges extensions extérieures de niveau ou en terrasse constituent la base d’une palette permettant d’imaginer la diversité d’aujourd’hui, urbaine et riche, dense et désirable, intense et à échelle humaine.
Habiter et vivre ensemble la pente _ Proximité et intensité
A Villejuif, quartier Bizet, si l’on associe cette densité désirable à un respect des échelles avoisinantes sur les quatre côtés du site - plus bas sur la rue Bizet, plus haut vers le sentier Emile Zola et la rue Bellevue - et à une morphologie tournée vers le Sud-Est - dans la profondeur du terrain et non pas en périphérie -, alors se démultiplie la variété des typologies d’habitats et d’usages partagées en fonction des diverses positions dans la pente.
Cette richesse topographique et topologique s’apaise naturellement au cœur du projet : la diagonale depuis la rue Bellevue vers le 86 rue Bizet est horizontale. De la sorte la plus longue distance intérieure au site offre une desserte aisée, une Broadway pour tous le long de laquelle les espaces partagés trouveraient leur place.
Chaque maison, chaque logement dispose d’un jardin, d’un prolongement extérieur confortable d’au moins 20 m2, au sol ou en toiture. Tous les autres espaces ouverts au sol sont partagés, soit par le déplacement des habitants et des visiteurs sur des voies apaisées servant d’espaces de jeux pour les enfants, soit par les activités collectives autour de la maison commune, du jardin et de l’horticulture.